Et, parce que
l’iniquité se sera accrue, la charité du plus grand nombre se refroidira.
Matthieu 24.12
Nous pouvons nous demander s’il
était utile de développer ce thème, car il court en filigrane au travers de
tout ce que nous avons dit.
Alors, peut-être un rappel du sens
du mot "iniquité" :
·Selon le Littré
c’est une injustice. Soit, mais c’est une version bien faible par rapport
au sens biblique de ce mot. Encore une fois quand Jésus parle, Il ne pense
pas en français, et encore moins en français du 21ème siècle.
Il pense et parle en hébreu ou en araméen.
·Et là le sens est
bien plus précis l’iniquité est une "perversité", une "dépravation"
ou encore un crime.
Ce n’est pas une petite dérive ou un
petit problème de caractère, c’est un comportement hautement
condamnable. Lisons cette dépêche de l'AFP :
Barbara Bush à propos des rescapés de la
Nouvelle-Orléans : « un peu effrayant »…
Mercredi 7 septembre 2005 - 09:07
L'ancienne première dame américaine Barbara Bush, mère du président
en exercice, a noté dans un entretien à une radio que les rescapés du
cyclone arrivés en masse dans son Etat du Texas voulaient tous y rester,
ce qu'elle a considéré comme étant "un peu effrayant".
"Ce que j'entends, et qui est un peu effrayant, c'est qu'ils veulent
tous rester au Texas", a déclaré Mme Bush après avoir visité en
compagnie de George Bush père un stade de Houston (Texas), l'Astrodome,
aménagé pour recevoir plus de 10.000 sinistrés.. "Et beaucoup de gens dans le stade ici étaient
vraiment des défavorisés de toutes manières, alors (gloussements) tout
cela n'est pas si mal pour eux", a-t-elle ajouté sur l'émission de la radio
publique Marketplace, diffusée dans tous les Etats-Unis.
Le Texas, bastion de l'actuel président américain, est la première terre
d'accueil des rescapés du cyclone Katrina: selon des données officielles
ils y seraient plus de 200.000, dans des foyers ou logés par leurs
propres moyens.
Voilà un exemple tristement
remarquable de l’indifférence, pire du mépris des victimes. Alors sans
reprendre tout ce qui a été dit, mais devant l’avalanche des dérives, leur
cumul, posons-nous, pour nous-mêmes la question :
Comment ne pas perdre l’amour du
prochain, la charité. Car, c’est là la conséquence de l’habitude du mal.
Nous sommes
peut-être comme la jeune infirmière devant sa première piqûre, elle a la
peur au ventre, elle craint de faire mal à son malade. A la deuxième piqûre
elle a encore cette appréhension à la dixième elle n’aura plus aucune
appréhension, mais sera encore choquée par la misère de la souffrance des
malades, et au bout de quelques mois ou quelques années elle ne regardera
peut-être même plus ses malades. C'est peut-être un peu exagéré pensez-vous
?
Nous sommes sur la scène de la réalisation des signes
annoncés, avec leurs cortèges de drames individuels. Nous avons une
espérance, la certitude du salut. Soit, mais comme l’infirmière peut-être
nous aussi sommes-nous d’une adaptation facile, trop facile, et notre
indifférence n’est pas bonne.
Et, quand le Seigneur prophétise sur
les signes à venir Il précise que c’est à cause de l’iniquité accrue que
l’amour se refroidira.
Rappel des paroles de Jésus :
« De
même, quand vous verrez ces choses arriver, sachez que le royaume de
Dieu est proche. Je vous le dis en vérité, cette génération ne passera
point, que tout cela n'arrive. » Luc, chapitre
21.91-32